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Publié dans L'actu vue par Nous

Femmes, Travail, Liberté : insidieusement, nous perdons des acquis !

mardi, 21 juillet 2015 11:10
Femmes, Travail, Liberté... Femmes, Travail, Liberté...

Il y a 50 ans, c'était en juillet 1965...

La loi française accordait à la femme mariée le droit de travailler sans le consentement de son mari.

En effet, la loi de 1965 dispose expressis verbis que « la femme a le droit d'exercer une profession sans le consentement de son mari, et elle peut toujours, pour les besoins de cette profession, aliéner et obliger seule ses biens personnels en pleine propriété».

Cette disposition est devenue le nouvel article 223 du code civil français.

http://www.memoireonline.com/10/09/2765/m_La-capacite-de-la-femme-mariee-en-matiere-du-travail-en-droit-franais-et-en-droit-congolais19.html

 

50 ans, ce n’est pas beaucoup…

Nos mères, nos grands-mères sont de ces générations de femmes qui ont acquis des droits, souvent elles ont lutté pour les obtenir, et dans tous les cas, elles en connaissent la valeur.

Le droit de travailler, c’est l’indépendance !

C’est la liberté de dire « stop » quand ça ne va pas dans le couple : je me souviens des conversations des femmes lorsque j’étais gamine, comme elles enviaient ou jalousaient celles qui bossaient…

Elles, disposaient d’un salaire, et ça changeait tout.

La réforme des rythmes scolaires,

si elle ne désinscrit rien dans nos lois,

altère la réalité de cette capacité à travailler !

Nous voyons bien que si la garde ou l’éducation des enfants devient problématique, le retour dans les pénates peut être la solution qui semblera la moins mauvaise.

Ou bien un retour à temps partiel.

L’Allemagne nous donne un exemple :

http://geopolis.francetvinfo.fr/bureau-berlin/2015/05/18/deux-salaries-un-emploi-une-revolution-dans-le-monde-du-travail.html

Deux salariés sur un même poste de travail, qui se débrouillent pour que le poste soit occupé à temps plein, le plus souvent il s’agira de deux salariéEs.

Cette réforme est contestable au niveau des objectifs avoués.

Avec cette année d’expérience nous pouvons étayer le fait que la réalité n’est qu’un cumul de complications : gestion du temps dans les familles, efficacité du travail scolaire, gestion des finances municipales, et la liste est loin d’être exhaustive.


D’un point de vue sociétal, nous percevons une incidence réelle au niveau de l’indépendance financière de la mère de famille.

La disparition prévisible de la maternelle, la mise en place des jardins d’enfants qui seront payants, les activités périscolaires qui vont devenir payantes (doucement mais surement), la cantine scolaire dont les prix sont en hausse pour éponger les hémorragies des finances dans les communes…

Tout tend à ramener la mère de classe moyenne vers son foyer.

Il est déjà visible que dans les familles les plus aisées, le problème ne se pose pas, les écoles privées accueillent les rejetons, ou bien le paiement de la "nounou" ne met pas les finances de la famille à mal.

SCENARIO CATASTROPHE ?
PROJECTION PESSIMISTE ?

Je ne crois pas.

J’ai plus de 50 ans, et j’ai vu les choses évoluer dans ces années fastes.

Aujourd’hui je vois bien que nous perdons du terrain.

Ce qui m’amène à penser que nos mères ou nos grands-mères, ces guerrières des seventies pourraient nous être d’un secours réel aujourd’hui.

Avec le blog nevE nous disposons d’un outil de communication, nous essayons de réunir les personnes qui veulent œuvrer, aider, nous accumulons des données comme ces retours du questionnaire des mairies, du questionnaire aux familles aussi.

Nous réalisons à quel point il est difficile de faire réagir les parents, pourtant conscients de ce qui les attend et à ce sujet il n’y a pas de jugement à porter.

Peut-être pouvons-nous envisager de demander de l’aide, du soutien, des conseils, à celles et ceux qui ont construit notre société moderne : les jeunes retraités, vos grands-parents.

Ils ne sont pas nécessairement directement concernés mais c’est ce qu’ils ont construit qui s’écroule, cela devrait leur importer.

Nous vous proposons donc de nous faire connaitre auprès de vos papis et mamies, auprès de leurs amis qui ne sont pas toujours des pros des réseaux sociaux.

Informez-les !

Partagez nos dossiers !

Cette période de "vacances" est un moment propice aux regroupements familiaux !

Alors des coups de pouces seraient les bienvenus.

Gardons le cap !

JJMerci à Vous !

Dernière modification le mardi, 21 juillet 2015 12:24
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