nous et vous pour l'Ecole

Publié dans L'actu vue par Nous

Nous sommes libres !

jeudi, 26 novembre 2015 20:55

"Prendre du recul", "adopter le point de vue de l’observateur", ce sont des conseils qui m’ont été donnés, il s’agit de développement personnel de prime abord.

 

J’ai appris à utiliser ce point de vue et une déconnexion temporaire des réseaux sociaux, des divers pages ou sites que je suis, m’a amenée à utiliser cette aptitude pour faire le point sur l'éducation, qu'elle soit "nationale" ou dans un sens plus "général".

 

De nouveau connectée, juste après les événements qui viennent d’endeuiller la capitale, j’ai dû survoler une masse d’informations, parfois datant de quelques semaines.

Il y a beaucoup à dire, certes :

- sur le monde qui souffre, en conscience ou pas

- sur la politique de nos dirigeants, sous influence ou pas ?

- sur la responsabilité, la leur, la notre ou pas

- sur la façon de réagir, ou pas...

 

Hors affects, lorsque je lis les articles postés et partagés, lorsque je lis les commentaires, lorsque je cherche quelles sont les actions concrètement menées et surtout ce qui en découle, j’ai le sentiment d’assister à un remue méninges sans queue ni tête.

 

Ne vous méprenez pas, il ne s’agit pas d’un jugement !

D’ailleurs, j’ai été happée par ce mouvement plus que bien d’autres, nevE en est la concrétisation , alors justement, je suis habilitée à en parler !

Il s’agit d’une constatation.

Que l’on dise aspirer au changement (de paradigme par exemple), à la révolution, que l’on souhaite voir le peuple dans la rue, en tracteurs ou en vélo, avec ou sans chemise, à visage découvert ou masqué, que l’on souhaite la paix ou la guerre, s’adapter ou réécrire la constitution, nous restons d’impuissants palabreurs plus ou moins likés.

 

On aimerait un sauveur !

On aimerait une ligne de conduite à suivre qui nous sorte de cette ornière puante dans laquelle nous sommes embourbés.

On aimerait retrouver nos valeurs, celles qui ont fédéré notre société, celles qui ont convenu à nos anciens : Liberté Egalité FraternitéJ ou peut- être : Travail, Famille PatrieL...

 

Comme on ne trouve pas de sauveur, on trouve des responsables à nos malheurs L.

Comme on ne trouve pas de ligne de conduite saine et facile, on refuse tout en bloc, on regimbe L.

Et on fait mine de savoir à nouveau quelle est notre patrie, le reste du monde ayant découvert le bleu le blanc et le rouge sur les réseaux sociaux.

 

 

On est paumé !

Beaucoup d’entre nous en sont conscients et c’est déjà un grand BIEN.

 

Sait-on où nous voulons aller ?

Je n’en suis pas si sûre en fait (lol) et surtout je ne suis pas certaine que nous voulions tous aller au même endroit.

Pour la cohésion, ça craint un peu.

 

 

J’ai commencé un article il y a quelques mois qui se nommait "le plus petit dénominateur commun ". A l’instar des pratiques mathématiques, je voulais trouver une valeur commune à tous qui pourrait nous servir de "socle "... l’article est resté coincé au niveau du titre, je n’ai pas trouvé de valeur commune.

 

 

Je me concentrais sur l’école à l’époque, mais je crois que c’est applicable à tout ce qui nous entoure depuis quelques décennies.

L’Ecole : il faut qu’elle soit réformée mais pas comme ça !

D'ailleurs faut-il vraiment qu’elle soit réformée ?

Qu’en est-il de l’éducation ?

Doit-elle correspondre au monde de demain, ou bien aux valeurs d’autrefois ?

L’éducation se marchande t-elle ? ou pas ? 

Les enseignants : dévalorisés, rigides, obtus, infoutus de se penser autrement qu’en référents suprêmes, volontaires, passionnés, philosophes, inspirés ?

 

 

TOUT à la fois !

 

Il existe un truc un peu nouveau dans notre société, qui a généré une certaine pagaille en nous permettant d’accéder à l’info, nous permettant aussi de communiquer, il s’agit de l’informatique ( je vous mets un lien qui m’a été fort utile), et de tout ce qui va avec.

Les enfants nés aujourd’hui, Poucet et Poucette, vont savoir s’en servir, que vous l’admettiez ou non, que ça vous plaise ou non.

Ce truc, même si nous l’utilisons un peu, nous reste étranger : nous apprenons, ce n’est pas fondamentalement acquis, et pourtant.

Ce truc annihile les frontières physiques, géographiques ou sociales.

Ce truc est une fenêtre ouverte sur TOUT.

 

TOUT !

Et nous sommes libres !

De l’utiliser, de nous informer, mais aussi d’apprendre !

Il y a des sociétés différentes, qui vivent selon des valeurs différentes.

Le monde est une multitude de différences, toutes légitimes, tant qu’elles restent respectueuses de la vie.

 

 

Et je crois que notre dénominateur commun est l’aspiration au bonheur,

sachant que nous avons chacun notre propre idée de ce que ça peut être.

 

Je crois qu’il est temps, pour chacun d’entre nous, de faire un arrêt sur sa vie, de chercher ce qu’il désire vraiment, ce qui importe et de tenter de mettre en œuvre tout ce qui peut aider à l’obtenir.

 

Il existe de multiples façons d’y accéder.

Renouer avec son " enfant  intérieur " peut être une jolie aventure : il s’agit juste de prendre un peu de temps, pas de panique, je ne vous envoie pas tous chez le psy ;-) .

 

 

Bizarrement, je crois que notre salut est dans l’individualisme pour un moment, nous avons besoin de nous retrouver.

Avant de dessiner un ensemble social cohérent, c’est notre propre cohérence qu’il nous faut chercher. Nous correspondons à des archétypes, que les dirigeants manipulateurs utilisent pour nous asservir.

Nous sommes libres d’exister ! Pour nous !!

L’heure est à l’émancipation, chacun pour soi, par devers soi, dans le respect des autres bien entendu !

Ce n’est pas une révolution comme on peut l’entendre, par mouvement de foule, mais une révolution intérieure qui va nous permettre d’exister !

 

 

Et nos dirigeants me direz-vous ?

 

Et bien qu’on leur serve le mépris qu’ils nous réservent depuis des lustres.

Rien à faire, rien à dire.

Laissez-les pioncer à l’assemblée, se masturber avec leurs réformes, faire mine de s’aimer ou de se haïr, il suffit juste de montrer à quel point ils sont illégitimes en cessant de voter.

 

Concentrez-vous sur vos vies, rendez-les belles à votre niveau, cela rayonnera chez vos proches et ainsi de suite.

 

 

Pour le moment je ne crois pas à une réponse globale, notre bonheur n’est pas celui du voisin, mais par contre, le Web, la toile, peuvent nous permettre de partager nos bribes de bonheur, et nous permettre de fédérer de petits groupes. Ce genre d’initiative importe.

Si l'on se donne la peine de regarder dans ce sens-là, il y a déjà sur les réseaux sociaux des dizaines, des centaines d’actions menées, ou qui se mettent en place.

On peut trouver de l’aide, du soutien.

Il y a des tas d’alternatives à cette société de la globalisation, de la mondialisation, des gens s’épaulent, des réseaux se forment !

 

Pour exemples : "demain le film", "enquête de sens" sont des films projetés en petits comités, des débats ont lieu.

Et des sites : "alternatiba grenoble", "Agir pour l'environnement", "socio anthropologie" ...

Les mouvements d’échanges se multiplient, les monnaies locales recentrent l’économie, même la consommation devient " de proximité ", des " gens " aident des "gens" : ça bouge !

Solutions locales ! Encore J

On peut s’affranchir, même de l’éducation nationale

 

 

Nous sommes libres de choisir

Et un jour viendra où nous pourrons dessiner un ensemble, mais il n’y a pas d’urgence.

 

 

PS : Bien sûr que pour certains d’entre nous, ce sera plus facile que pour d’autres, mais rien n’empêche de mettre de l’énergie dans l’aide ou le soutien. Simplement, il faut rester dans la proximité. Aider le voisin, dans l’immeuble, dans la rue, dans le village . J

 

Ecrire une nouvelle partitionJ !

 

Changer de Paradigme,

c’est comme ça que je l’imagine,

à vous de voir comment vous l’imaginez.

 

Cordialement

Marie Noëlle 

Dernière modification le jeudi, 26 novembre 2015 21:39
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